au japon, j’ai noté
Les trains aux formes organiques d’une beauté futuriste, les différents noms du Shinkansen, tout droit sortis de haïkus : Nozomi (espoir), Hikari (lumière), Kodama (esprit de la forêt), les sièges pivotant pour être dans le bon sens, les fenêtres en forme de hublots.

Les innombrables consignes : comment ouvrir la porte, comment changer de quai, comment se positionner aux toilettes, comment porter son sac à dos dans le métro… Toutes ces personnes postées pour indiquer de passer exactement par ici et surtout pas par là. Cet homme, littéralement sorti du mur, qui nous aide à acheter des billets de train.

La moindre chose emballée (un œuf dur, une serviette en papier, un cure-dent…), la charlotte qu’il faut enfiler pour essayer un t-shirt, les chaussons qu’il faut porter pour entrer dans la maison (qui ne sont pas les mêmes que ceux pour aller aux toilettes).
Les toilettes à chaque station de métro (avec papier !), ce petit carton à disposition des femmes, à remettre au staff en cas de problème de règles, le siège bébé accroché au mur des wc des femmes, comme à celui des hommes, pour faire sa petite affaire sans être gêné.e par sa progéniture.
Les parkings auto de 3 places, la conduite à gauche qui fait qu’on active les essuie-glaces aux premiers virages, les pistolets de carburant suspendus, le mini prix de l’essence, les feux de signalisation beaucoup trop longs.
Les restaurants de 5 couverts, les dressages sophistiqués, les goûts et les textures vraiment très bizarres, les bières ultra fraîches, le soulagement quand on peut s’assoir autour d’une table haute, les commandes QR code, le fond sonore américain, l’absence de desserts.

Les vieilles et tellement stylées Toyota Crown Super Deluxe aux rétroviseurs décalés et sièges recouverts de dentelle, que conduisent des chauffeurs de taxi gantés, coiffés de casquette de policier.

Le Seven Eleven et sa large offre de délicieux repas à grignoter, sans oublier sa sélection tout à fait intéressante de sous-vêtements.
Les parapluies et compagnie : les casiers à parapluies, les sachets à parapluies, les porte-parapluies pour vélo, les ombrelles…
La conviction d’être partout en totale sécurité, la possibilité de retrouver un iPhone oublié dans un bus, les très jeunes enfants en uniforme partant gaiement seuls à l’école, la sympathique et infaillible disponibilité des japonais, les personnes âgées encore en activité.
Et aussi : les vestes à ventilateur intégré, les colliers de chiens lumineux, les housses de couette à grand trou, les bains publics avec coiffeuse, les bidons de savon/shampoing/après-shampoing, la passion décomplexée des japonais pour les jeux, les produits dérivés, les gadgets, le chantant « arigato gozaimaaaaaasu »…
Japon, j’ai hâte de te revoir !

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