BACK to korea

Les relations entre la Chine et le Japon n’étant pas au beau fixe, le bateau effectuant habituellement la traversée entre Osaka et Shanghai ne circule pas. Notre projet initial tombe à l’eau, nous repasserons donc par la Corée du Sud.

Mardi 16 juin midi. Nous embarquons à bord du ferry de la compagnie Camellia Line direction Busan. Nous quittons le Japon à regret. Dernier tampon Fukuoka City sur les carnets des enfants, derniers yens dépensés dans des déjeuners déjà coréens (normalement pas trop épicés).

On retrouve la même cabine qu’à l’aller, mais cette fois-ci nous n’y passons que l’après-midi. Brique de cuir en guise d’oreiller, minces futons et clim à fond. De nouveau les bains publics et l’expérience étrange de se baigner à bord et à l’intérieur d’un bateau. Sieste, fauteuils massants, jeu de cartes entre mauvais joueurs, « joyeux anniversaire Mamane » depuis le pont et nous voilà déjà arrivés.

La guest house proche du port sent la chaussette mais le quartier a l’air super. Nous partons rapidement en quête d’un resto, que nous espérons à la fois proche, typique et bien sûr délicieux. Bingo. Après un rapide arrêt « achat de masque hydratant à la bave d’escargot », nous nous enfonçons dans une ruelle et atterrissons dans une grande salle sans décor, à l’entrée de laquelle des légumes sont rangés comme dans un marché.

Des Coréens sont attablés autour de plaques chauffantes, sur lesquelles ils font griller du porc. Ça sent bon, on se serre autour d’une petite table, vite remplie de tout un tas de coupelles pleines d’aliments qu’on identifie plus ou moins. On ne commande que les boissons, bières grand format et petites canettes de Coca. Le reste est servi par une patronne aux yeux rieurs, sweat-shirt fuchsia usé Isabelle Marant et masque chirurgical sur la bouche.

À l’aide de quelques gestes, on arrive à distinguer ce qui se grille de ce qui se mange cru. On laisse prudemment les piments verts de côté mais on se régale de tout le reste. On recommande de la viande, on débat sur le nombre de touristes en Corée, on note les différences avec les restaurants du Japon et la taille bien trop petite des serviettes en papier, on parie sur le montant de l’addition, on a tout faux mais qu’est-ce que c’était bon. 

Après une nuit plus ou moins bonne, un arrêt dans une « local bakery » qui vend  croissants et Kouign Amann, direction la gare pour nous rendre à Incheon, d’où nous partirons en bateau pour la Chine. Nous montons dans un train au look plus proche du OuiGo que du Shinkansen et nous installons au milieu des Coréens qui, pour certains, profitent du trajet pour effectuer leur beauty routine. Après le train nous enchaînons les bus sous une chaleur humide, au milieu des Kia aux formes anguleuses et vitres teintées, échouons au mauvais terminal, manquons de crédit sur les cartes de bus, jouissons de la générosité des chauffeurs, réussissons non sans soulagement à acheter des billets pour le ferry direction Weihai. Il part dans deux heures


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